Histoire – La Paix de Nicias

Histoire – La Paix de Nicias

La Paix de Nicias

Avant de commencer cet article qui vise comme sujet : « La Paix de Nicias », il est très préférable de savoir que l’exploration du passé humain nous plonge au cœur même de l’histoire, l’anthropololie et d’autres sciences, révélant les mystères et les triomphes de notre passé ancestral.

Résumé de l'article:

Après la signature de la paix de Nicias, Athènes se retrouve à nouveau divisée entre la volonté de maintenir la paix et l’appel à l’aventure lancé par Alcibiade. Ce jeune politicien audacieux suscite l’enthousiasme pour une campagne en Sicile, malgré les mises en garde de Nicias contre cette entreprise risquée. Sous l’impulsion d’Alcibiade, l’assemblée athénienne se lance dans une expédition ambitieuse vers Syracuse, marquant le début d’un nouveau chapitre tumultueux de l’histoire athénienne.

Histoire – La Paix de Nicias

Après cette défaite, les Athéniens consentirent à écouter Nicias lorsque celui-ci, travaillé par son idée fixe, leur parla de nouveau de paix. En 421 avant Jésus-Christ, des délégations des deux cités rivales signèrent un traité, la paix de Nicias. Celle-ci garantissait cinquante ans de répit. Quant à la situation de Sparte et d’Athènes, elle était rigoureusement la même que dix ans plus tôt, avant la guerre ! Quand les termes du traité furent connus, les cités alliées de Sparte entrèrent dans une belle fureur.

Les Corinthiens, absolument déchaînés, entreprirent de battre le tambour pour rassembler toutes celles qui seraient décidées à lutter contre les Athéniens. Et à Athènes, pour se conformer à la tradition, les citoyens recommencèrent à tourner à tous vents, comme des girouettes.

Nicias avait maintenant un nouveau rival à l’assemblée. C’était un beau jeune homme appartenant à la noblesse. Il s’appelait Alcibiade. Alcibiade était le pupille de Périclès mais, contrairement à son tuteur qui avait été un homme réfléchi, lui-même se montrait insouciant et téméraire.

À pleine voix, il prêchait la guerre et pressait les Athéniens de bien réfléchir avant de renoncer à toutes les magnifiques perspectives que pouvait leur ouvrir leur puissance actuelle. Il leur parlait, en particulier, de la Sicile et de la célèbre capitale de l’île : Syracuse.

En écoutant ce beau parleur d’Alcibiade, les Athéniens oubliaient que la Sicile se trouvait fort éloignée de la Grèce et que c’était une île si grande qu’il fallait huit jours à un bateau pour en faire le tour. Ils ne pensaient pas aux formidables défenses qu’une ville comme Syracuse ne pouvait manquer d’opposer à un éventuel assaillant. En revanche, ils se souvenaient très bien de Marathon et de Salamine, où ils avaient triomphé si superbement, négligeant seulement de se rappeler qu’en ces deux circonstances ils avaient combattu pour libérer leur patrie, et sur un terrain qui leur était aussi familier que les rues d’Athènes.

Au bout de quelque temps, chacun n’eut plus que la Sicile en tête. Lorsque l’assemblée se réunit, Nicias parla une fois de plus en faveur de la paix. “Croyez-vous, demanda-t-il aux citoyens, qu’il soit raisonnable d’entreprendre une pareille expédition? Alcibiade du reste est trop jeune pour commander une telle expédition, déclara-t-il. Ce qu’il désire, c’est faire parler de lui. Ne soyez pas complices de sa folie ! ” Alcibiade ne se défendit pas d’avoir de l’ambition.

Il se contenta de répondre : “Je crois être plus apte que beaucoup d’autres à prendre la tête de cette expédition. Nous pouvons être les maîtres de toute la Grèce! s’écria-t-il. A plus forte raison pourrons-nous soumettre Syracuse. ” L’assemblée lui fit une ovation et vota dans son sens. Puis elle nomma trois hommes pour commander les troupes : Alcibiade lui-même, comme il se devait, puis Lamachos, général fort habile dont on attendait beaucoup, et enfin Nicias, qui, fidèle à sa réputation de militaire antimilitariste, renâcla et avança mille prétextes avant de se décider à accepter.

Par une belle matinée d’été, en 415 avant Jésus-Christ, le peuple d’Athènes se massa sur les docks du Pirée pour assister au départ des vaisseaux de guerre. On acclama à pleins poumons les trente mille soldats qui embarquèrent. Et ce ne fut qu’après avoir perdu de vue le dernier navire en route pour Syracuse que les gens se décidèrent à rentrer chez eux, tout contents.

Avant la fin de la semaine, cependant, l’opinion publique changea une fois de plus. Maintenant qu’Alcibiade était loin, les politiciens qui le détestaient portèrent contre lui l’accusation de sacrilège, affirmant qu’il faisait partie de la troupe des jeunes voyous qui, la veille même du départ de l’expédition, avait mutilé des statues de dieux au cœur de la cité. “Puisque cet impie dirige l’expédition, conclurent-ils, il faut prévoir que les dieux le puniront en le frappant, lui et les soldats qu’il commande. “

Les Athéniens, redoutant la colère divine, et quoique Alcibiade ait projeté à lui seul la campagne de Syracuse, n’hésitèrent pas à lui en retirer le commandement. Ils lui envoyèrent en toute hâte un messager pour lui demander de revenir à Athènes afin de s’y justifier.

Alcibiade se garda bien de rentrer dans sa patrie. Au contraire, il gagna le Péloponnèse et se rendit à Sparte. Il était bien trop orgueilleux pour se tenir à l’écart alors que la guerre continuait sans lui. Puisque Athènes le rejetait, eh bien, il combattrait aux côtés de ses ennemis. Il devint donc le conseiller des rois de Sparte et combina un plan pour consommer la perte des armées dont on lui avait enlevé le commandement.

Pendant ce temps, Nicias et Lamachos, en braves généraux qu’ils étaient, avaient fidèlement conduit leur expédition en Sicile. Tant de bonne volonté fut assez mal récompensée car rares furent les batailles qu’ils gagnèrent. Lamachos fut tué et Nicias, pessimiste et plus antimilitariste que jamais, se retrouva seul pour conduire ses troupes à l’assaut de la puissante Syracuse.

Pauvre Nicias ! Ce n’était certainement pas le chef qu’il eût fallu en la circonstance. Timoré comme il était, il pécha par excès de prudence. Arrivée sous les murs de Syracuse, l’armée athénienne s’arrêta et y prit racine. Les Syracusains, en revanche, ne perdirent pas de temps. Ils consolidèrent leurs défenses, et, mieux encore, ils appelèrent Sparte à leur aide ! Les Spartiates, pour une fois prompts à agir, se précipitèrent. En apprenant qu’ils venaient de débarquer en Sicile, Nicias poussa un gros soupir de soulagement, presque de joie. Il voyait à présent clairement ce qu’il avait à faire : amorcer une retraite digne.

Par malheur, la nuit où la flotte athénienne s’apprêtait à cingler vers le large, il se produisit une éclipse de lune. Cela parut de très mauvais augure au craintif Nicias. Du reste, son devin lui conseillait d’attendre. Il attendit donc. Hélas ! Pendant qu’il attendait ainsi, bien sagement, ses ennemis ne restaient pas inactifs. Leur flotte pénétra dans le port… et ce fut la fin de celle d’Athènes.

Les soldats de Nicias abandonnèrent leurs navires qui sombraient et tentèrent de fuir par voie de terre. Durant des jours et des jours les lambeaux de l’armée athénienne marchèrent au hasard, sans eau, sans nourriture. La moitié, ne pouvant plus se traîner, fut aisément capturée par les Syracusains. Ces infortunés furent incontinent expédiés dans les carrières siciliennes.

Soumis à un travail forcé intensif, sans rien pour les protéger du brûlant soleil de l’été ou de l’âpre bise hivernale, les captifs s’affaiblirent progressivement et la plupart finirent par mourir. Les rares survivants ne durent leur salut qu’à la poésie !

Quelques Syracusains, instruits et bien éduqués, entendant des prisonniers de guerre psalmodier des tirades de vers, extraites de pièces qu’ils avaient jadis vu jouer à Athènes, s’arrangèrent pour les acheter, ne leur demandant que de déclamer pour eux en échange de leur liberté. Lorsque les citoyens d’Athènes apprirent, par les rarissimes rescapés qui finirent par rentrer chez eux, ce qui s’était passé à Syracuse, ils ne crurent pas tout d’abord à un pareil désastre. Quand l’évidence leur apparut, alors ils explosèrent. À grands cris, ils se mirent à réclamer d’autres généraux et une nouvelle flotte. Ils étaient décidés à vaincre à tout prix.

Conclusion de l'article:

L’expédition désastreuse à Syracuse, menée par des généraux aux visions divergentes, illustre les conséquences désastreuses de l’ambition malavisée et de l’indécision politique. Malgré la défaite dévastatrice et les souffrances endurées par les soldats athéniens, la réaction du peuple témoigne de sa résilience et de sa détermination à poursuivre la lutte, illustrant ainsi la complexité des dynamiques politiques et militaires de l’époque.

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