Histoire – La Peste d’Athènes

Histoire – La Peste d’Athènes

La Peste d'Athènes

Avant de commencer cet article qui vise comme sujet : « La Peste d’Athènes », il est très préférable de savoir que l’exploration du passé humain nous plonge au cœur même de l’histoire, l’anthropololie et d’autres sciences, révélant les mystères et les triomphes de notre passé ancestral.

Résumé de l'article:

La grandeur d’Athènes fut éclipsée par une calamité redoutable : la peste. Ravageant la cité avec une férocité implacable, elle frappa les habitants sans distinction. Même le grand Périclès, figure emblématique de la cité, succomba à son fléau. Dans cette tourmente, de nouveaux leaders émergèrent, comme Nicias et Cléon, chacun avec sa vision et sa stratégie pour guider la cité à travers les épreuves de la guerre.

Histoire – La Peste d’Athènes

Hélas ! Athènes, si bien défendue qu’elle fût contre l’armée adverse, se trouva bientôt à la merci d’un envahisseur aussi terrible et bien plus subtil. Un marin, qui avait fait escale dans un lointain port étranger, tomba soudain malade et mourut. Les médecins se montrèrent intrigués. Mais leur perplexité fit place à la peur lorsque plusieurs habitants du Pirée moururent à leur tour, après avoir présenté les mêmes déconcertants symptômes.

Enfin, leur peur se transforma en panique quand les gens qui campaient entre les murailles protectrices se trouvèrent décimés par la mystérieuse maladie. Leur mal n’était autre que la peste. À l’époque, on n’avait aucun moyen de la combattre. Il était impossible de l’empêcher de ravager la cité surpeuplée.

En un an, la peste tua plus d’un tiers des habitants d’Athènes. Affaiblis par le fléau qui les frappait, les survivants s’en prirent à Périclès de ce qui arrivait. Ils votèrent contre lui et le mirent même à l’amende pour le punir d’avoir si mal rempli son emploi. Quelques semaines plus tard, ce même peuple l’élisait de nouveau et lui présentait ses plus plates excuses car Athènes ne pouvait vivre sans lui. Hélas ! c’était au tour de Périclès d’avoir changé. Son beau visage était pâle et amaigri.

Il semblait fatigué. Puis il tomba malade, ce qui consterna l’inconstante populace. Enfin, il mourut, ce qui la consterna plus encore. Le pauvre Périclès était victime de la peste, comme tant d’autres Athéniens.

Cette fois, il fallut bien se passer de lui pour de bon. Jamais, peut-être, homme d’État ne fut autant regretté. Thucydide nous rapporte que, après la disparition de Périclès, les citoyens parurent avoir perdu leur bon sens et se comportèrent plus que jamais comme des girouettes. Ils votaient pour un homme aussi longtemps que celui-ci gagnait des batailles. Mais si le malheureux s’avisait d’en perdre une seule, pan, on l’éliminait aussitôt.

Au milieu de ces bouleversements, toutefois, certains hommes se débrouillaient pour rester en surface, entre autres Nicias. Nicias était un général avisé, de souche noble. En homme prudent, il n’entreprenait jamais rien sans avoir au préalable longuement interrogé les dieux. On racontait qu’il hébergeait chez lui, de façon permanente, un devin chargé de lui dire ce qu’il devait faire. Nicias, à la tête de ses armées, ne tentait que des manœuvres pleines de sagesse.

Il ne prenait jamais de risques et, de ce fait, ne connaissait pas d’échecs. Aussi le peuple ne pouvait-il lui décerner aucun blâme. Au reste, tout général qu’il fût, Nicias ne rêvait que de paix. Ce n’était pas un militaire comme les autres !

Outre Nicias, il y avait quelques nouveaux politiciens qui s’étaient fait connaître à l’assemblée en y parlant bien, ou en y braillant fort : Cléon, le marchand de cuir, Eutratès, qui vendait de la corde, et Hyperbolos, le fabricant de lampes. Tous étaient impatients de voir Athènes se lancer dans la bataille. Certain jour, à l’Assemblée, Cléon demanda la parole. Il grimpa lourdement les marches de la tribune. Derrière lui, les gens sourirent.

On voyait bien que, ce jour-là, il était plus que jamais d’une humeur de bouledogue ! Cléon commença par se moquer des généraux. Puis, se tournant vers eux, il déclara que, s’ils avaient le moindre courage, ils se précipiteraient sur les Spartiates et, profitant de la situation, remporteraient sur eux une éclatante victoire.

« En tout cas, eut-il l’audace de conclure, c’est ce que je ferais si j’étais à votre place. »

Nicias n’eut garde de laisser passer l’occasion. Il s’avança et, très poliment, offrit à Cléon de lui passer le commandement des troupes. Cléon, naturellement, crut à une plaisanterie. Goguenard, il répliqua que, si les autres généraux étaient d’accord, il serait enchanté de prendre le commandement de l’armée. Et puis, brusquement, il comprit que Nicias avait parlé sérieusement. Fort ennuyé, il tenta de faire machine arrière.

Mais la foule, qui trouvait la situation fort plaisante, le hua presque. Elle commençait à en avoir assez de ses fanfaronnades. Plus Cléon se défendait de devenir chef de l’armée, plus le peuple l’incitait hautement à accepter et à marcher sus à l’ennemi.

Finalement, voyant qu’il n’avait aucun moyen de sortir de la cruelle situation dans laquelle il s’était mise, Cléon accepta. Et, ayant accepté, et surtout n’ayant plus rien à perdre ! – il recommença à blasonner, se vantant de capturer l’armée spartiate avant vingt jours, à moins, bien entendu, qu’il ne l’anéantît sur place !

Les Athéniens répondirent à ces rodomontades par des rugissements de joie. Les plus graves citoyens eux-mêmes ne purent réprimer un sourire. À leur avis, deux choses seulement pouvaient se produire : ou bien cette aventure cocasse les débarrasserait de Cléon, ce qui serait fort bien, ou les troupes spartiates bloquées seraient anéanties, ce qui serait mieux encore…

Cléon partit donc et, à l’ahurissement de tous, revint victorieux à Athènes. On l’acclama. On l’élut général (les promotions étaient rapides en ce temps-là) et il partit pour de nouvelles campagnes. Pendant ce temps, le prudent Nicias – général de profession, rappelons-le ! – ne pensait toujours qu’à mettre un terme à la guerre. En 423 avant Jésus-Christ, une délégation spartiate vint trouver Nicias pour discuter d’une trêve.

Mais Cléon, de plus en plus belliqueux, supplia l’assemblée de lui permettre de marcher vers le nord et d’en chasser les Spartiates. Le peuple lui fit confiance. Arrivé en Thrace, Cléon rencontra à Amphipolis une armée ennemie commandée par Brasidas, un général spartiate qui tenait les « fauteurs de paix » en aussi piètre estime que Cléon lui-même.

Chose étrange, à l’aspect de son féroce adversaire, Cléon se sentit brusquement intimidé. Sa fougue guerrière l’abandonna. Il aurait bien aimé différer le combat. Mais il était trop tard. Déjà les Spartiates chargeaient ! Le sort, ironique, allait infliger une dure (et définitive) leçon aux deux adversaires. Brasidas fut tué dès le premier engagement. De son côté, le vaillant Cléon, un peu plus tard, trouva la mort, en fuyant à toutes jambes pour mettre à l’abri ce qui restait de son armée. Ce qui mit un point final à l’épisode.

Conclusion de l'article:

L’histoire tumultueuse d’Athènes, marquée par la peste et les bouleversements politiques, révèle la fragilité de la puissance humaine face aux caprices du destin. Les rivalités, les ambitions et les tragédies individuelles se mêlent dans une toile complexe où la bravoure et la prudence se confrontent, laissant une empreinte indélébile sur le destin de la cité.

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