Histoire – La Religion dans la Vie Sumérienne

Histoire – La Religion dans la Vie Sumérienne

La Religion dans la Vie Sumérienne

Avant de commencer cet article qui vise comme sujet : « La Religion dans la Vie Sumérienne », il est très préférable de savoir que l’exploration du passé humain nous plonge au cœur même de l’histoire, l’anthropololie et d’autres sciences, révélant les mystères et les triomphes de notre passé ancestral.

Résumé de l'article:

Les Sumériens, peuple ancien de Mésopotamie, emportaient partout avec eux leur sceau personnel, symbole sacré et signature unique. Leur société, profondément religieuse, vénérait de nombreuses divinités et s’efforçait d’apaiser les forces surnaturelles par des offrandes et des rituels. La ville d’Ourouk, célèbre pour son grand prêtre-roi Gilgamesh, incarnait ce lien entre religion et administration. La quête de Gilgamesh pour l’immortalité et l’importance des rites religieux illustrent les valeurs et les croyances sumériennes. Les cités fortifiées comme Our, Nipour et Lagash témoignaient de la puissance et de la dévotion de ces anciens peuples.

Histoire – La Religion dans la Vie Sumérienne

Partout où ils allaient, les Sumériens emportaient avec eux leur sceau. Ce cachet personnel était la marque distinctive de son propriétaire et faisait office de signature. On considérait comme sacrilège de voler ou d’abîmer le sceau de quelqu’un. D’une manière générale, les Sumériens comptaient sur les dieux pour veiller à la conservation de leurs biens personnels. Outre les divinités principales que l’on adorait dans les temples, il en existait quantité d’autres correspondant aux forces de la nature : dieux du feu, des tempêtes de sable, des éclairs et du tonnerre, de la peste.

Autour des humains parallèlement, s’agitait un peuple de fantômes, de mauvais génies, de monstres et de diables. En conséquence, un des soucis essentiels des Sumériens était de ménager les dieux et les démons. Comme nous l’avons expliqué un peu plus haut, les dieux importants étaient honorés dans des ziggourats. On s’attachait leurs faveurs par des offrandes et des sacrifices.

Par ailleurs, les gens portaient sur eux des amulettes dans l’espoir de s’attirer la chance. Ils conservaient aussi dans leur maison des talismans et des idoles – modèle réduit – en argile ou en bois. Quand un Sumérien avait un ennui quelconque, il demandait à un prêtre ou à un magicien de célébrer une cérémonie adéquate pour l’en délivrer. Le moindre événement, aussi, devait être interprété avec soin.

C’était la religion – les dieux, les rites, les prêtres – qui guidait la communauté à travers les dangers de l’existence. Et puis, au bout d’un certain temps, la routine subit des modifications. Au commencement, les gens allaient au temple pour consulter les augures. Le grand prêtre avait alors des pouvoirs presque divins. Petit à petit cependant, le ministre des dieux abandonna un peu de ses prérogatives religieuses pour se pencher sur la gestion de la cité dont il devint alors une sorte d’administrateur.

Le terrain était prêt pour qu’un homme à la forte personnalité s’installât sur le double trône de la religion et de l’État et prenne en main les destinées du peuple de Sumer. Cet homme fut Gilgamesh (ou Gilgamès), d’Ourouk. Des siècles après sa disparition, des légendes courent encore sur son compte, l’assimilant plus à un dieu qu’à un simple mortel.

Mais mortel, il l’était. Qui plus est, il redoutait la mort. Selon un texte relatant l’épopée babylonienne de Gilgamesh, voilà ce que ce prêtre-roi fit alors, Il alla trouver Utanapishtim, le sage et pieux monarque de l’ancienne Shuruppak, qui possédait le secret de la vie éternelle. Le voyage fut long et pénible car le héros habitait alors à l’autre bout du monde. Chemin faisant, Gilgamesh connut la faim. Il dut lutter contre les bêtes féroces.

Finalement, il arriva au but et, tout ému, supplia Utanapishtim de lui dévoiler le secret de l’immortalité. Hélas ! le récit d’Utanapishtim fut décevant. Il raconta à son visiteur l’histoire du Déluge dévastateur que les dieux provoquèrent jadis pour exterminer les humains. ” J’aurais moi-même péri, confia-t-il à Gilgamesh, si je ne m’étais mis à l’abri dans un grand navire que le dieu de la sagesse, Ea, m’avait conseillé de construire. Quant à la vie éternelle, c’est un cadeau que les dieux ont voulu me faire”,

Le saint homme précise bien qu’il s’agit là d’un petit cadeau personnel, auquel Gilgamesh ne saurait prétendre pour sa part. Gilgamesh, pas content du tout, se désespère. Et puis, comme il est presque résigné à revenir à Ourouk les mains vides, voilà que la femme d’Utanapishtim presse son mari d’être un peu moins égoïste.

Alors, Utanapishtim cède à ses instances et indique à Gilgamesh l’endroit où il pourra se procurer la plante de la jeunesse éternelle : au fond de la mer ! Qu’à cela ne tienne ! Gilgamesh est bon plongeur. Le voilà donc sous les eaux, et trouvant la fleur précieuse. Hélas ! ses épreuves ne sont pas terminées. Sur le chemin du retour, il a la malencontreuse idée de se baigner dans une source.

Et un serpent – bête perfide s’il en fut ! – lui ravit la plante magique. Absolument dégotté, Gilgamesh comprit qu’il était inutile de vouloir forcer le destin. Il rentra à Ourouk sans plus s’attarder en chemin et, pour se consoler de son amère déception, s’abîma dans la contemplation des murs fortifiés de la ville. Chacun se distrait comme il peut. N’empêche que cette légende porte en soi un enseignement.

Elle nous éclaire sur la façon de penser des Sumériens. Elle montre leur profond respect pour le grand prêtre-roi et l’orgueil sans limite qu’ils tiraient de leur cité. Elle évoque par ailleurs le souvenir du Déluge – dont parlent presque toutes les religions – et rappelle aux hommes qu’ils sont tous destinés à périr. Enfin, elle nous apprend que, sous le règne de Gilgamesh, Ourouk était entourée d’une muraille protectrice.

À l’exemple d’Ourouk, d’autres cités sumériennes, telles que Our, Nipour, Lagash et Kish étaient, elles aussi, ceintes de murs formidables. Leurs armées augmentaient chaque année leurs effectifs. Désormais, le roi commandait les forces militaires de façon permanente et le titre de chef suprême était transmissible à ses descendants. Les cités sumériennes avaient beau s’agrandir et leurs dirigeants acquérir de plus en plus d’importance, les dieux n’en continuaient pas moins à être honorés comme il se devait.

Our, par exemple, vingt-cinq siècles avant notre ère, était une cité fameuse, possédant une forte armée et une dynastie bien établie de rois. Elle n’en oubliait pas pour autant ses dieux. Les sacrifices les plus caractéristiques d’Our consistaient à immoler à la fois plusieurs êtres humains que l’on enterrait ensuite au milieu de trésors. Une fois même, environ 2 500 ans avant Jésus-Christ, le roi ordonna une cérémonie plus fastueuse encore que toutes les précédentes.

Cela commença par la célébration traditionnelle du “mariage sacré”, au temple. Ce rite avait lieu chaque année dans le but d’assurer la fertilité de la terre nourricière. Après avoir été uni en grande pompe, le couple sacré quitta le temple et descendit au fond d’un tombeau creusé à plusieurs mètres au-dessous du sol. De nombreuses personnes suivaient : prêtres, courtisans, musiciens, soldats et serviteurs.

La plupart portaient des armes, des bijoux et des pierres précieuses. Des chariots tirés par des bœufs faisaient également partie de la procession. Une fois que victimes, prêtres et assistants furent rassemblés au fond de l’immense tombe, on procéda au sacrifice proprement dit. Le couple sacré fut mis à mort et solennellement enseveli dans une chambre funéraire en pierre. Sitôt après, douze personnes de la suite burent un breuvage empoisonné et se couchèrent pour attendre la fin.

Ce fut ensuite au tour des bœufs d’être immolés. Enfin, les trésors ayant été déposés près des corps des victimes, on combla la tombe. Les dieux pouvaient se réjouir : on n’avait encore jamais vu d’aussi bel enterrement.

Conclusion de l'article:

L’histoire de Gilgamesh et la société sumérienne reflètent un monde où la religion dictait la vie quotidienne et la politique. Les Sumériens, avec leurs sceaux personnels et leurs rites élaborés, cherchaient à s’attirer les faveurs des dieux et à protéger leurs cités fortifiées. La légende de Gilgamesh, en particulier, illustre l’obsession humaine pour l’immortalité et la reconnaissance des limites imposées par le destin. Malgré leurs avancées et leurs puissantes dynasties, les Sumériens restaient profondément conscients de leur mortalité. Cette période riche en légendes et en rituels continue de nous éclairer sur les fondements de la civilisation humaine.

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