Les techniques de traiter les argiles

Les techniques de traiter les argiles

Les techniques de traiter les argiles

Les argiles constituent un type de roche sédimentaire qui résulte de la décomposition des feldspaths et d’autres roches silico-alumineuses. Elles forment le minerai le plus abondant sur terre et la très grande gamme de leur utilisation va de l’industrie chimico-pharmaceutique à la sidérurgie, en passant par la fabrication de tissus, savons, papier et beaucoup d’autres produits industriels. Mais l’aspect le plus intéressant et le seul qui nous intéresse maintenant, est la condition de matière première de la céramique sous toutes ses formes.

L’argile est formée par le mélange, en des proportions diverses, de plusieurs matériaux, spécialement les hydrates d’alumine, de fer et de manganèse, parfois avec un peu de calcaire et de silice réduits en très petites particules, de l’ordre d’un millième de millimètre; les impuretés qu’elle contient lui donnent sa couleur : rouge tirant sur le jaune, gris ou brun. Le kaolin ou argile de Chine est une argile blanche que l’on ne rencontre à l’état pur que dans les Monts Kaoling (montagne blanche) d’où il tire son nom. Nulle part ailleurs on ne le rencontre avec un tel taux de pureté.

Les argiles ont des propriétés colloïdales. Saturées d’eau, elles deviennent imperméables, plastiques et faciles à mouler. Une fois sèche, l’argile peut se ramollir après lui avoir a jouté de l’eau, et être de nouveau mise en forme aussi souvent qu’on le désire. Mais une fois soumise à l’action du feu, elle durcit et devient poreuse, caractéristiques qui, cette fois, ne varieront plus jamais, même si rebroyée en poudre on désire la mettre à nouveau en masse.

On obtient la pâte à modeler en mélangeant les argiles, selon leur type et leur constitution, avec des proportions variables de sable, de silice, de calcaire, de feldspaths, de cendres et d’autres matériaux. La formule la plus simple est celle qu’on emploie pour fabriquer les récipients de cuisine : 70 Vo d’argile et 30 Vo de sable fin. Les formules les plus compliquées sont celles de la porcelaine; en voici une: 38,5 go de kaolin, 6 Vo d’argile vieille retravaillée, 16 Vo de feldspath et 38 9o de quartz; et une autre parmi les plus anciennement connues et expérimentées se forme avec: 40 parties de kaolin, 180 d’os calcinés,70 d’argile et 75 de silice, le tout étant très finement trituré, moulu et mélangé.

Chaque fabricant, grand ou petit, garde jalousement ses formules et ses secrets d’atelier, aussi l’utilisation des divers matériaux et l’emploi du four n’ont-ils pas pu être systématisés d’une façon absolue. Tout ce que nous pourrons dire ici à ce sujet n’a qu’une valeur générale et, d’une certaine façon, relative.

Les pièces sont modelées à la main, au tour, ou dans des moules en plâtre; celui-ci absorbe [‘humidité, ce qui rend la matière plus compacte à la surface et sur les bords. Il faut élaborer les pièces approximativement 1/5 ou 1/6 plus grandes que leur taille définitive, car en cuisant, elles se contractent dans cette proportion. Les pièces ou les formes qui se composent de plusieurs parties sont unies quand elles sont encore humides.

Le tour du potier a connu fort peu de modifications depuis les temps anciens. Sur le plan industriel, on utilise en général des fours continus en forme de tunnel, les brouettes y entrent chargées de pièces à cuire et en sortent avec les pièces cuites. Malgré tout, pour les travaux artistiques, délicats et d’une plus grande perfection, on continue à préférer le four classique, en forme de cylindre vertical ou cloche, disposé sur un foyer nourri avec du bois et du charbon. Une série d’orifices met le foyer et le four en communication et une large cheminée assure le tirage du feu.

Un dernier mot

A la fin, nous espérons que cet article vous a aidé à mieux comprendre la céramique. Pour plus d’articles sur ce volet en particulier, veuillez consulter la page d’accueil

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